Petites nouvelles de la recherche du 1er trimestre 2018 

 

Hommage aux combattants de 1914/1918

La commémoration du centenaire du 11 novembre 1918 est, sans doute, la dernière occasion de rendre hommage aux 1170 combattants (environ 20 % de la population de la ville à l’époque) nés à Ribeauvillé - ou y habitant au moment du conflit - quel que soit l’uniforme sous lequel ils ont servi.

En accompagnement des cérémonies officielles organisées par la Ville, le Cercle de Recherche historique de Ribeauvillé et Environs se propose d’organiser une exposition (aux alentours du 11 novembre 2018) et de rédiger un document retraçant, en une courte biographie, le parcours de ces combattants. L’exposition sera complétée par une évocation des cérémonies et festivités qui se sont déroulées en 1919.

Vos archives familiales comportent, peut-être, des récits, photos, objets relatifs à cette période. N’hésitez pas à participer à cet hommage aux combattants de la Grande-Guerre en nous confiant ces souvenirs (qui vous seront rendus bien évidemment). Ils nous aideront à rendre  compte de ce que ces hommes ont vécu de façon plus proche de la réalité.

Histoire des lieux de culte à Ribeauvillé

Le fonds du Cercle contient le texte d’une conférence d’Henri Spenlinhauer présentant une chronologie des lieux de culte de Ribeauvillé. Bernard Schwach en a extrait les dates principales, complétées par Didier de Sacy.

  • Vers l’an 1000 : présence d’un modeste sanctuaire, dédié à Saint Grégoire, à l’emplacement de l’église ;
  • 1222: construction de la première chapelle à Dusenbach par Eguenolphe de Ribeaupierre qui a participé à la cinquième croisade en 1218 d’où il aurait ramené une statue de la Vierge ;
  • vers 1260: construction de la deuxième chapelle à Dusenbach par Ulric II et Henri Ier, ses neveux ;
  • fin XIIIe siècle: construction de la troisième chapelle à Dusenbach par Anselme II, petit-fils d’Ulric II ;

         Dusenbach

             

                       1ère chapelle de 1222

              

                    2e chapelle de 1260

              

                  3e chapelle 

  • 1245: construction du prieuré du Sylo par des parents des Ribeaupierre ; dédié à Saint Augustin, il est placé sous l’invocation de Saint Nicolas de Syle ;

                                                            

        Borne marquant la limite des terrains du couvent du Sylo 
       et portant son emblème (2009)

  • 1258: départ des religieuses du couvent du Sylo en raison d’un problème de succession dans la famille des Horbourg ; elles se réfugient soit à Sélestat, soit à Ellenwihr (hameau proche de Ribeauvillé, aujourd’hui disparu) ;
  • 1281: début de la construction de l’église paroissiale Saint Grégoire sous la régence des trois frères Hermann, Anselme et Henri II de Ribeaupierre ;
  • 1297: début de la construction du couvent des Augustins (ordre mendiant fondé par le pape Alexandre IV en 1256) par Henri II de Ribeaupierre ; il est considéré alors comme faisant concurrence à l’église paroissiale ;
  • 1317 : installation des religieux Augustins, des « Waldbrüder », qui remplacent les sœurs au Sylo ;
  • 1319: construction du prieuré Saint-Morand, hors des murs de la cité, fondé par les Bénédictins. Il cessera d’être habité par les religieux au XVIe siècle. Il fut en grande partie détruit par les Suédois pendant la guerre de Trente Ans ;
  • 1342: construction de la chapelle Sainte-Catherine, pour l’hôpital des pauvres, par Jean IV de Ribeaupierre. Brunon de Ribeaupierre et sa femme Jeanne de Blamont y seront enterrés à la fin du XIVe siècle, ainsi que leur fils Maximin Ier, décédé en 1450 ;
  • 1344 : présence d’une chapelle Sainte-Marguerite qui sera intégrée au futur château renaissance ;
  • 1347: consécration de la chapelle à l’emplacement de l’ermitage de l’Eberlinsmatt au pied du Taennchel ;

                                                     

Vestige d'un jambage de la porte d'entrée
de l'ermitage de l'Eberlinsmatt

  • 1359 : consécration de l’église Saint Grégoire, mais seuls le chœur et les deux premières travées sont achevés ;
  • 1368: création du couvent des Dominicaines d’Ellenweiller qui sera détruit pendant la guerre de trente Ans ;
  • vers 1420 : réaménagement des chapelles adjacentes qui furent détruites par la suite et remplacées, au 19e siècle, par une chapelle, consacrée à la Vierge, dans laquelle fut placée l’ancienne statue de Notre-Dame de Dusenbach ;
  • 1473 : fin de la construction de l’église paroissiale Saint Grégoire, de style gothique pur, à trois nefs, avec alternance de piliers forts et faibles pour la grande nef. L’église a servi de caveau sépulcral pour plusieurs seigneurs de la famille des Ribeaupierre (notamment Jeanne de Neufchâtel en 1475, son époux Guillaume Ier en 1507, Maximin Ier en 1516) ;
  • 1477: nomination de Guillaume Ier en tant que protecteur du couvent du Sylo; celui-ci fait office d’église pour les habitants d’Aubure, paroisse distante de 7 km. Permettant de surveiller les Wurtemberg, il présente un intérêt stratégique pour les Ribeaupierre. La ferme Saint Nicolas, en contre bas, est d’abord un habitat pour le garde-forestier/garde-chasse.
  • 1514: relâchement des mœurs des Augustins ;
  • 1525: prise à partie des Augustins lors de la révolte des paysans ;
  • 1527: sécularisation du couvent par Guillaume II ;
  • 1539: présence d’un seul frère, gardien du Sylo qui est abandonné à la fin du XVIe siècle. Agathe de Solms, seconde femme d’Eberhard de Ribeaupierre, le rachète ;
  • 1539: présence d’un cimetière Saint-Morand à l’ouest de la ville ;
  • 1550: construction du cimetière actuel;
  • 1563 : la chapelle Sainte-Marguerite devient le premier lieu de culte protestant de la ville ;
  • 1580 : le dernier frère présent sur le site de l’Eberlinsmatt est accusé d’avoir des contacts avec le pasteur d’Aubure. Abandon du site au XVIe siècle ;
  • 1657: retour des Augustins au couvent (la monarchie française, par le traité de Westphalie, favorise le retour des moines en Alsace) ; ils y resteront jusqu’à la Révolution ;
  • septembre 1668 : au plus fort de l’épidémie de peste, l’intendant Colbert arrive à Ribeauvillé pour y organiser la lutte : l’église paroissiale est alors transformée en hôpital ;
  • 1744 : rénovation de l’église du couvent : la voûte d’ogive est remplacée par une voûte d’arêtes ornée d’un décor en stuc doré ;
  • 1748 : acquisition du nouvel orgue de Saint Grégoire ;
  • 1748 – 1777: restaurations de l’église et du couvent;
  • 1760 : disparition totale de l’église du prieuré Saint Morand, en ruine ;
  • 1783 : pose de la première pierre de l’église protestante ;
  • 1790: la Révolution française chasse définitivement les moines, le couvent est confisqué comme bien national. Il est racheté par des habitants de Ribeauvillé :
  • 1818 : grâce à l’action des frères Mertian, la Congrégation des Sœurs de la Divine Providence rentre en possession des bâtiments, les restaure et en fait la Maison mère de la Congrégation des sœurs de Ribeauvillé ;
  • 1860 : surélévation du clocher. Deux hypothèses sont avancées pour expliquer cette sur-édification : permettre à la ville basse de mieux entendre la sonnerie des cloches ; posséder un clocher plus haut que celui du temple protestant ;
  • 1876 : reconstruction du chœur et du transept par Winkler en raison de signes de vétusté et de délabrement apparus dès 1850. Le nouveau chœur reproduit fidèlement la silhouette de l’ancien, dont un nombre important d’éléments architecturaux ont été réemployés ;
  • 1896 : les autorités allemandes autorisent enfin la construction d’un clocher. Ses trois cloches se nomment Unitas, Veritas, Caritas;
  • 1890 : installation du mobilier néo-gothique de Saint Grégoire ;
  • 1950 : réalisation des vitraux actuels (en remplacement de ceux détruits en décembre 1944) par la maison Ehret de Strasbourg-Neudorf, d'après les cartons de René Kuder.
  • 1965 :un incendie détruit complètement l'autel de St Michel dans le chevet du bas-côté-sud.
 

Agrandissement du cimetière communal  
En mars 1946, la municipalité projette l’agrandissement du cimetière vers la propriété  Ostermann, en achetant une parcelle d’une superficie de 16,59 ares. Mais les autorités préfectorales tardent à donner leur accord.

Les tarifs pour les inhumations sont alors fixés à 3 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 253 €) pour une location d’une sépulture pendant 30 ans ; 500 FRF (soit, en valeur 2017, environ 42 €) de taxe pour une inhumation d’un adulte ; 75 FRF (soit, en valeur 2017, environ 6 €) de taxe pour une inhumation d’un enfant ; 40 FRF (soit, en valeur 2017, environ 3 €) de taxe pour une inhumation d’un enfant mort-né.

En mars 1947, le Sous-préfet suggère au maire de créer un nouveau cimetière. Il écrit : il y aurait lieu de prévoir un nouvel emplacement répondant aux exigences de la législation actuelle et satisfaisant celles de l’urbanisme pour une ville appelée à un essor grandissant. 

Le maire saisit le conseil municipal et les autorités religieuses de cette affaire. Mais les membres de cette commission ne sont pas chauds pour envisager un déplacement du cimetière. Ils mettent en avant le problème de la localisation et de la cohabitation des deux structures funéraires. Néanmoins le conseil municipal est sollicité pour un éventuel emplacement d’un nouveau cimetière entre la rue du 3 décembre et la rue de la Streng. Le préfet est favorable à ce transfert et promet des subventions de l’Etat pour l’aménagement du terrain. Mais les conseillers restent circonspects.
Finalement, en 1949, la municipalité décide l’achat de la parcelle déjà visée et l’aménage en urgence pour y inhumer les morts. Le coût de l’achat et de l’aménagement s’est élevé à 300 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 9 314 €). Le préfet  refuse catégoriquement de subventionner ce projet.

 

Il y a 50 ans : des projets de construction en 1968

Construction d’un dépôt d’incendie : en mars 1968, le conseil municipal étudie l’avant-projet d’un dépôt d’incendie pour regrouper les moyens de lutte contre toutes sortes de sinistres.

Déjà en 1964, il était question d’une nouvelle caserne et les plans avaient été dressés par l’architecte départemental Farge. Les travaux étaient estimés à 650 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 887 600 €). Mais le projet n’a pas été approuvé par l’autorité de tutelle qui demande d’importantes modifications.

Quatre années plus tard un nouveau plan est soumis à l’approbation du conseil municipal. L’architecte a tenu compte des remarques faites par le Service départemental d’Incendie et de Secours. Le nouveau projet  prévoit un immeuble de trois niveaux, flanqué d’une tour de séchage et comprenant quatre logements de quatre pièces chacune. Le coût estimé est de 800 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 966 700 €). L’implantation de ce bâtiment était prévu sur le côté est de l’ancienne gare routière. A l’unanimité, le conseil municipal approuve le projet.  Le dossier est renvoyé à la préfecture pour solliciter diverses subventions. Mais ce nouveau projet est à nouveau retoqué, six mois après l’approbation du conseil municipal ; il semble que les problèmes administratifs et financiers se posaient encore.

Il faudra attendre le 6 octobre 1970 pour voir se concrétiser le projet avec la pose de la première pierre. L’inauguration de la caserne a lieu le dimanche 15 octobre 1972.

Construction d’une cité administrative : les services des finances de l’Etat (contributions directes et indirectes) écrivent au maire et au préfet pour se plaindre des conditions de travail déplorables dues à la dispersion des services et à l’exiguïté des locaux. Ils demandent la construction d’une vraie cité administrative qui regrouperait tous les services dans un même lieu.

Le 9 mai 1968, lors d’une séance extraordinaire, le conseil municipal examine cette requête soutenue par le préfet et approuve, à l’unanimité apparente, ce projet de regroupement de ces services publics. Après un débat passionné, la mairie propose – sous réserve que la préfecture réalise et finance les travaux - de mettre  gratuitement un terrain situé dans la rue des Juifs (place de la Croix Rouge, anciennement le « Rum »).

Construction d’une nouvelle poste : le 4 mai 1968, le directeur départemental des Postes et Télécommunications informe la ville que les locaux de poste actuels sont devenus insuffisants, surtout depuis la création d’un centre de distribution postale. Aucune extension n’est possible pour l’implantation de la rue Klee.

Le directeur propose de construire une nouvelle poste dans la zone de rénovation urbaine (quartier des bains près de la mairie). La municipalité examine cette demande et propose de céder les 45 et 47 Grand’rue aux conditions déterminées par le Service des Domaines.

Finalement le projet sera abandonné et une nouvelle poste sera construite à côté de la caserne des pompiers en 1977 et inaugurée le 24 septembre 1978.

A suivre …

Petites nouvelles de la recherche

Au fil de ses investigations dans les Archives Municipales de Ribeauvillé, Bernard Schwach a recueilli quelques actualités d’hier…

Juin 1832 - troubles lors d’un bal populaire entre catholiques et protestants : l’aubergiste Donath Weingand, protestant bon teint, organise régulièrement une fête champêtre dans les anciens jardins seigneuriaux appartenant à la famille De Beer. Mais ces petits bals du dimanche sont très mal vus par le clergé catholique local qui y voit une concurrence déloyale.

Le dimanche 11 juin, à l’heure des vêpres, des intégristes catholiques font le coup de force contre les danseurs, faisant de nombreux blessés, dont deux graves. Alerté, le maire fait battre le rappel de la garde nationale ; mais seule une trentaine répond à l’appel. Comme les échauffourées se prolongent tard dans la nuit, le maire fait appel à un escadron de dragons de Colmar.

La présence des forces armées contribue à rétablir le calme et vingt trouble-fêtes sont arrêtés, puis conduits, sous bonne escorte, à Colmar. Le maire Steiner avait promis - à la légère - deux journées de solde aux gardes civiques s’ils arrivaient à rétablir le calme : cette promesse n’est jamais tenue au motif que c’est l’armée qui a permis le retour à la tranquillité. Les gardes nationaux gardèrent longtemps une rancœur vis-à-vis des édiles qui n’ont pas tenu leur promesse.

Dans son rapport au gouvernement, le préfet a grossi l’affaire, évoquant une guerre civile fomentée par des partisans de l’ancien roi Charles X !

Achat d’un nouveau corbillard par la commune vers 1950 pour une somme de 68 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 1 918 €) ; en effet, l’ancien présente des signes manifestes de vieillesse, et risque de créer de fâcheux incidents lors de l’accompagnement d’un défunt vers le cimetière.

                                          

                  

Petites nouvelles de la recherche du 4e trimestre 2017

Nous vous présentons ici des informations sur l’histoire de notre cité, recueillies par Bernard Schwach, au fil de ses investigations dans les Archives Municipales :
 

Agrandissement du cimetière communal  
En mars 1946, la municipalité projette l’agrandissement du cimetière vers la propriété  Ostermann, en achetant une parcelle d’une superficie de 16,59 ares. Mais les autorités préfectorales tardent à donner leur accord.

Les tarifs pour les inhumations sont alors fixés à 3 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 253 €) pour une location d’une sépulture pendant 30 ans ; 500 FRF (soit, en valeur 2017, environ 42 €) de taxe pour une inhumation d’un adulte ; 75 FRF (soit, en valeur 2017, environ 6 €) de taxe pour une inhumation d’un enfant ; 40 FRF (soit, en valeur 2017, environ 3 €) de taxe pour une inhumation d’un enfant mort-né.

En mars 1947, le Sous-préfet suggère au maire de créer un nouveau cimetière. Il écrit : il y aurait lieu de prévoir un nouvel emplacement répondant aux exigences de la législation actuelle et satisfaisant celles de l’urbanisme pour une ville appelée à un essor grandissant. 

Le maire saisit le conseil municipal et les autorités religieuses de cette affaire. Mais les membres de cette commission ne sont pas chauds pour envisager un déplacement du cimetière. Ils mettent en avant le problème de la localisation et de la cohabitation des deux structures funéraires. Néanmoins le conseil municipal est sollicité pour un éventuel emplacement d’un nouveau cimetière entre la rue du 3 décembre et la rue de la Streng. Le préfet est favorable à ce transfert et promet des subventions de l’Etat pour l’aménagement du terrain. Mais les conseillers restent circonspects.
Finalement, en 1949, la municipalité décide l’achat de la parcelle déjà visée et l’aménage en urgence pour y inhumer les morts. Le coût de l’achat et de l’aménagement s’est élevé à 300 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 9 314 €). Le préfet  refuse catégoriquement de subventionner ce projet.

Lavoir communal
En décembre 1945, le conseil établit le nouveau barème pour l’utilisation d’une chaudière au Waschhuss. Le tarif pour l’utilisation d’une chaudière est de 5 FRF (soit, en valeur 2017, environ 0,64 €) pour une journée, 2,5 FRF (soit, en valeur 2017, environ 0,32 €) pour une demie-journée et 4 FRF (soit, en valeur 2017, environ 0,50 €) pour une nuit. La participation financière est à verser directement à la surveillante du lavoir, Mme Wegscheider. Quelques années plus tard, en 1950, le conseil municipal est saisi de plaintes faisant état « d’une situation intenable du fait des procédés employés par la surveillante ». La municipalité se saisit de l’occasion pour édicter un nouveau règlement municipal d’utilisation du lavoir et appliquer de nouveaux tarifs. (journée : 50 FRF (soit, en valeur 2017, environ 1,41 €), demie-journée : 30 FRF (soit, en valeur 2017, environ 0,85 €), nuit 40 FRF (en valeur 2017, environ 1,13 €). En 1955, les tarifs du lavoir sont réévalués à 150 FRF (soit, en valeur 2017, environ 3,26 €) pour la journée et 90 FRF (soit, en valeur 2017, environ 1,96 €) pour la demie journée.

Achat d'un tracteur communal
Au début de l’année 1946, l’un des deux chevaux de trait de la commune meurt de « thypho-anémie » et l’autre est jugé trop vieux pour continuer  à travailler. L’adjoint chargé de la voirie propose alors de les remplacer par un tracteur. Le conseil accepte la proposition. Mais au mois d’avril la municipalité est informée qu’il faudra attendre encore un an avant de pouvoir disposer de la nouvelle machine. Le maire décide alors de racheter deux chevaux pour  les services techniques. Le coût des deux bêtes de somme était négocié à 300 000 FRF (soit, en valeur 2017, environ 25 023

 

Petites nouvelles de la recherche du 2e trimestre 2017

Nous vous présentons quelques « actualités » de l’histoire de notre cité, recueillies par Bernard Schwach, au fil de ses investigations dans les Archives Municipales :
 

Vente du terrain de sport à Camille et Paul Wust 

En juin 1946, le maire signe un compromis de vente pour l’ancien terrain de sport situé au lieu-dit Stangenweiher. Ce terrain d’une superficie de près d’un hectare a été abandonné par les sportifs en 1930, lorsque la municipalité de l’époque a construit le nouveau stade rue de Colmar.
 
Ces deux artisans ferblantiers avaient loué l’ancienne synagogue pour y installer leur atelier. Mais au lendemain de la guerre la communauté juive souhaite récupérer l’édifice, pour, éventuellement, le réaffecter au culte.
 
Camille entreprend une démarche auprès de la municipalité pour acheter un terrain afin d’y construire de nouveaux ateliers. Le maire propose l’ancien terrain de sport désaffecté. Le terrain est négocié pour une somme de 25 000 FRF (soit environ 206 000 €, valeur 2016).
 
Ce montant, relativement bas, est quelque peu critiqué par certains  conseillers, mais les deux entrepreneurs, dont l’un siège au conseil municipal, menacent de s’expatrier vers une commune voisine. Finalement les deux artisans vont y construire d’abord un bâtiment industriel, une fonderie, qui va créer plusieurs emplois.
 
En octobre 1947, le Consistoire Israélite écrit au maire lui enjoignant de rendre la synagogue à la destination pour laquelle elle avait été cédée à la ville avant-guerre (implantation d’un musée). Mais les frères Wust y occupent toujours le lieu avec un atelier de serrurerie. Camille Wust demande un délai, car le second bâtiment destiné à accueillir cet atelier de construction mécanique n’est pas encore sorti de terre. Le magistrat négocie avec le Consistoire et obtient un délai pour libérer les locaux avant le 1er juillet 1948.
 
Aménagement d'un plateau sportif
En mars 1953, la municipalité examine une demande du principal concernant la création d’un plateau sportif dans l’enceinte du collège (qui était, à l’époque, rappelons-le, situé dans l’enceinte du lycée). L’argument était que la distance séparant le collège du stade municipal était trop importante pour s’y rendre régulièrement, les classes perdaient beaucoup de temps en déplacement. Le principal propose l’espace de l’ancienne vigne, sous le jardin potager. L’avant- projet estimait le coût des travaux à 300 000 FRF (soit environ 655 500 €, valeur 2016).
Au départ le Service Départemental de la Jeunesse et des Sports a promis une subvention de 80 000 FRF (soit environ 175 000 €, valeur 2016). Mais finalement les Services Départementaux font savoir à la municipalité que seuls les agrès peuvent être subventionnés.
Cela provoque l’ire des conseillers qui refusent l’aménagement du terrain au motif  que « les jeux de balles ne seront pas possibles sur ce terrain,  en raison du surplomb sur le Pensionnat ». Par contre  un conseiller évoque une autre piste de réflexion : à l’entrée du vallon du Lutzelbach, l’hôpital catholique possède un verger de 30 ares qui pourrait convenir à la pratique de l’Education physique en plein air, à condition de canaliser le Lutzelbach qui passe au milieu du terrain.
        
En mars 1954, la municipalité est saisie d’une nouvelle demande du collège de pouvoir disposer d’un plateau sportif à proximité immédiate de l’établissement. Le Conseil Municipal examine la demande et émet un avis favorable et négocie avec la Couvent l’achat de la parcelle en question. 
 

Achat d'un cheval

En novembre 1948, l’un des deux chevaux de la commune étant mort soudainement, il a fallu, en urgence, en acheter un nouveau chez un maquignon strasbourgeois, pour une somme de 107 000 FRF (soit environ 370 000 €, valeur 2016).

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